Indonésia 2013

25 juillet 2013

INDONESIA 2013

 

Ca y est ce le grand jour, on s'en va

Non non non, on n'oublie rien, pour une fois 

Enfin, on verra ça, une fois là bas!!

 

C'est aussi un air de millésime particulier qui s'annonce pour ce voyage 2013. 

En effet, même si les mois de juillet et aout sont depuis bien des années consacrés à la découverte du monde et que c'est mon retour en Indo, il n'en reste pas moins que ce voyage, avant même qu'il ne commence, a un petit goût particulier. C'est en quelque sorte la transition entre la fin du chapitre : "et oui, 10 ans à Sens déjà" et celui qui s' ouvre sur la mutation qui pourrait s' appeler:  "Bordeaux, me revoilà! "

Cette transition a débuté en octobre 2012, date à laquelle j'ai repris mon appartement pour y faire des travaux dans le but de le remettre en location. Mon idée était de demander une mutation pour Bordeaux en septembre 2013.

Ainsi, après 8 mois à manger de la poussière, mais pas uniquement bien heureusement (merci à celles qui se reconnaîtront!!), il fallait terminer le 8 juillet. Date à laquelle Mme Soupirot allait récupérer les clefs de mes portes neuves, et que je puisse prendre mon avion le 9 juillet pour Bali sereinnement.

Jusqu'ici l'objectif est atteint dans la mesure où l'appartement est loué, et que je peux partir tranquille pour l'été. Souhaitons que la location se passe au mieux.

Désormais Le voyage peut commencer.

 

Lundi 8 juillet

 

C'est avec un grand plaisir et grande qualité que je suis attendu et reçu à Versailles. 

Non ce n'est pourtant pas au château que j'ai rendez vous, mais chez Yann le frère de mon ami baroudeur j'ai nommé mon Poyo Gael, oui le Gael le fameux. Mais c'est avec un généreux repas fait de ses mains et bien arrosé que mon hôte m'attendait après une longue dernière journée de choses à faire.

Ca si ce n'est pas las classe royale...;-).

 

Mardi 9 juillet

 

C'est après une courte mais bonne nuit de sommeil, et une bonne douche, que nous entamons notre journée de départ pour Denpassar. Un coup de bus par ci, un coup de métro par là et nous voilà gare de l'est pour prendre le tgv pour Francfort, aéroport de notre vol aller.

Nous prenons le temps de bien vérifier que le bébé de Gael va bien voyager dans la soute et que pour une fois je vais essayer de ne pas me faire voler mon couteau suisse avant d'embarquer..oui ma spécialité est de mettre mon couteau dans le sac en cabine et les lunettes de soleil en soute.. Je vous laisse imaginer le résultat, je peux confirmer que les détecteurs de métaux fonctionnent très bien dans tous les aéroport que j'ai fréquentés ...peu glorieux je dois avouer..

Ah oui, pour ceux qui seraient restés sur la phrase précédente, le bébé en question mesure 1m70, pèse un bon 5 kilos seulement, le teint plutôt blanc avec quelques tatouages sur le ventre...mais non! Gael n'est pas encore papa d'un grand gothique anorexique, enfin que je sache, je ne sais peut être pas tout, bien que pas mal.

Ce n'est autre que sa planche de surf j'ai nommé "Titine", de manière totalement arbitraire je le concède bien volontiers. 

Vu le temps passé, et la surface de papier bulle utilisée pour entourer titine dans sa belle housse, j'imagine bien que Gael veut la retrouver en bonne santé à BALI. Et ce n'est pas la petite chute que le bagagiste lui aura faite faire sous ses yeux qui l'empêchera d'arriver à bon port et surtout en bon état!

 

Mercredi 10 juillet

 

En effet avant de constater que tout nos bagages avaient aussi bien voyagés que nous avec Singapour airlines, nous avons eu le premier contact sur le tarmac indonésien. 

Au risque de reprendre une idée du blog bagusbagus.canalblog.com sans le nommé d'ailleurs,à la sortie de l'avion, nul doute que nous étions bien de nouveau en Indonésie. 

Depuis 2009, j'ai gardé au fond de ma mémoire olfactive une mystérieuse odeure ennivrante, mixe d'un savant mélange dont seule l'indonésie détient le secret. Les fleurs tropicales, le frangipannier, au parfum envoûtant (dit "jepun") en chef de file, le clou de girofle et la vanille, (l'indonésie est un gros producteur d'épices), l'encens des offrandes qui se consume et sans doute d'autres ingrédients font que le parfum de l'Indo est unique en son genre et reconnaissable parmi 1000 odeurs. D'ailleurs si celle ci faisait partie du nez du vin je crois que j'aurai au moins un point à ce jeu là ;-).

Un dessert de grande classe, qui appel souvent à priori à se servir plusieures fois..

Une fois les bagages prit, c'est le moment de chercher un taxi pour rejoindre notre hotel que nous n'avons pas réservé..comme d'hab.

Je pars systématiquement avec des euros en poche malgré mes "quelques" péripéties de place. Non non je ne veux pas dire que nos banques se sucrent sur notre dos par ce biais non plus..

Gael lui ne partage pas trop cette option et part retirer à un guichet, il tente un 2ème, puis un dernier qui lui refuse la transaction. Ok sa carte ne passe pas. Ce n'est pas comme si un certain voyage au Brésil ne s'était pas très bien passé il y a quelques années pour une raison de CB qui ne répondait pas.

 En un instant je devinne que Gael à vite fait le parallèlle. Il s'approche et me dit "bon on y va j'ai eu mon banquier avant de partir qui m'à dit que tout était bon pour voyager, alors en ville ca marchera."..peut être.

Je sais que ce n'est pas une vraie solution au problème mais je suis avec lui et je peux faire office de banque de dépannage. 

Contrairement à sa solitude brésilienne, lorsque je me suis fais dérober habillement mon sac photo avec ma CB au Pérou, mon poyo était là pour pour palier à cette infortune de voyage. L'assurance qui vous dit qu'elle vous retrouve n'importe où, avec un correspondant local en cas de problème à l'étranger, et bien ca peut prendre quelques longs longs jours.

C'est pourquoi, au pire on peut s' arranger, ca aurait pu s' appeler rendre la monnaie de la pièce. Mais pas besoin au final car entre un mail au banquier et un appel disons le, bien déterminé, le soucis se reglera le lendemain. Ouf!

 

Le temps de prendre un taxi pour nous ammener au centre de Kuta pour y trouver un hotel pour la nuit, et nous voilà posés à la terasse de Stadium, bar boîte branché de Jalan Singosari pour tenter de trouver une adresse où dormir bon marché, chose peu évidente à Kuta..

De nouveau les souvenirs de cette ville qui a connu énorme essor touristique dû à son attractivité géographique et qui le connait encore à la vue des grandes enseignes de renoms qui vont voir le jour prochainement me remontent vite à la tête.

Il y a 4 ans, nous avions presque froid dans une rue quand nous marchions sur les trottoirs. C'est encore au magasin qui fera fonctionner sa climatisation le plus fort et qui poussera les watts à fond pour attirer le plus grand flôt de touriste avide de fraîcheur dans un pays où la température la plus faible est 28 degrés en journée. La multitudes des boîtes plus branchées les unes que les autres, des panneaux publicitaires qui font que la nuit est quasi aussi illuminée que le jour dans certaines rues me redonnent la même idée : ne pas rester ici pour très longtemps.

 

Plus le temps de se laisser aller aux souvenirs il est l'heure de se mettre à la recherche du lit tant espéré. Je laisse le temps à Gael de découvrir comment fonctionne l'application Viber sur son super génial téléphone androïd S4 wifi mms sms... (il apprend vite le bougre et voit tout de suite l'utilité de la chose:-))

Je me dis qu'il est l'heure de partir à la recherche de bamboo inn, maison familiale et bon marché que l'on peut encore trouver dans Kuta si l'on sort des rues interminables de front de mer.

A l'image de 4 ans plus tôt, je demande mon chemin à 4 petits jeunes du coin qui tiennent un cyber café 24h/24h, avec mon anglais à l'accent perfect.. Ils jugent utile, est fermée, il est minuit passé, il me ramène au cybercafé et me font le numéro detéléphone pour avoir le propriétaire. Ce dernier me répond très rapidement et très gentillement me dis qu'une chambre nous attend si l'on désire. Je lui répond "we come back as soon as we can" (nous revenons le plus vite possible, enfin je voulais dire ça en tout cas!)

Pour me remercier de je ne sais pas encore de quoi, l'un de 4 jeunes revient avec une bintang (bièrre locale qui fait référence ici!). Je me dis sympas les gars! Je veux la partager avec eux par politesse, mais refusent 2 fois de suite. Je comprends et leur pose la question de leur religion. En effet, ils sont musulmans. Je parle un peu et ne veux pas partir comme ça car ils ont été très cool, en plus la bière est encore quasi pleine, mais la pluie commence à tomber sérieusement!!

 Je dois partir retrouver Gael, nous sommes attendus!

Je le récupère face à Viber, je suis trempé. On se demande quand on va pouvoir bouger , l'hotel n'est pourtant pas si loin mais il pleut grave, on se croirait en saison des e, enfin je voulais dire ça en tout cas!)

Pour me remercier de je ne sais pas encore de qutemps cette année. Mon matos photos ne va pas aimer ce baptême indonésien, du coup on attend une accalmie pour bouger. Elle arrive et nous aussi pour le coup devant la porte fermée de la maison à 1h30. Mais ,il suffit de sonner discrètement pour qu'un gentil monsieur nous ouvre sa porte et nous montre notre chambre avec 2 serviettes dans les mains..

Y'a pas photos, ils cool ces indos.

Le temps de débrieffer un peu entre nous; un toc toc au mur de la chambre d'à coté nous rappelle qu'il est bien tard ici, mais aussi que les cloisons sont très fines. Le sommeil et le décalage horaire auront vite raison de nous.

 

Jeudi 11 juillet

 

Un réveil qui nous ferait oublier que l'on est à Kuta, ou plutôt que Kuta ce n'est pas que strass et paillettes. Un abondant jardin; où se mélangent harmonieusement frangipanniers cinquantenaires, bonzai de vivaces du japon, ainsi que le traditionnel bambou; le tout mettant en valeur les statues des différents dieux qui n'ont pas manqués voulais dire ça en tout cas!)e avant qu'il nous serve, sur un plateau, un copieux et non moins délicieux petit déjeuner. C'est top.

 

Il est l'heure de faire les dernières choses indispensables : trouver des tongues, et faire la demande d'extension du visa.

 

Vendredi 12 => Vendredi 19 juillet

 

Direction Pukit et sa péninsule légendaire. Pour beaucoup de monde Uluwatu est connu pour son temple hindouiste perché au bord d'une falaise bien gardé par de singes, prêts à vous chatouiller les doigts de pieds pour les plus gentils, et capable si l'opportunité est présentede vous subtiliser habillement tout ce qui dépasse! HATI HATI aux lunettes et aux apareils photos!!

Uluwatu est aussi connu mondialement car les meilleurs surfers du monde s'y donnent régulièrement rendez vous pourtenter de dompter la difficile gauche d'Uluwatu.

Pour Gael passionné de surf, et non fanatique, le souvenir est intacte, et l'occasion trop belle pour ne pas passer quelques jours à tester quelques techniques de take off et de curves!

Je dois avouer que l'idée ne m'enchante que moyennement. Ayant un niveau de compétence proche du débutant leçon 1, et un attrait de prime abord peu tourné vers les activités aquatiques, je me dis que Uluwatu est plus un endroit style "c'est beau, bon on s'en va" plutôt qu'un spot où je vais passer mes journées à regarder les surfeurs d'en haut de la falaise qui tentent de prendre le meilleur tube que la célèbre gauche voudra bien offrir.

D'un autre côté, je me dis aussi que ce n'est pas tous les jours que j'aurai l'occasion de faire mes débuts dans une eau à 28 degrés, avec des vagues parfaites et régulières pour commencer l'activité, et en louant une planche à 2 euros par jour. En plus je me dis que c'est la classe de transporter sa planche sur son scooter via un rack en cherchant les meilleurs endroits!

Mais surtout Gael me dis qu'il pourra, après sa session du matin venir avec moi à Kuta, pour me donner les premiers rudiments, et qu'il va retrouver la guest house qui m'a donné envi de voyager quand j'ai regardé ses photos de voyage...il y a 10 ans.. Allé c'est vendu, on signe où?!

C'est donc parti pour passer 4 jours dans la peau d'un mec qui se réveil près de sa planche, qui boit son café en regardant la houle des vagues du matin en se demandant où faut il la prendre, qui rentre le soir en parlant des figures qu'il a passé ( bon ok, moi je n'en parle pas trop, sauf celle de la machine à laver..) et des vagues qu'il connaît aux quatre coins du Globe qu'il a déjà ridé ou qu'il rêve de tester ( ok, je suis là aussi plutôt dans la catégorie de celui qui écoute Raphaèl et Gael causer en buvant ma Bintang.. ma ça me plaît aussi!)

Bref après quelques couchés de soleil de grandes classes sur notre balcon, accompagnés de notre Bali Haï et quelques potatos, je peux rendre ma planche satisfait des services rendus. Et oui, au final j'arrive à me lever, dès fois au bon moment, si si, pour pouvoir glisser sur la vague qui déroule!! Gael dit qu'il y a un potentiel...je ne ferai pas de commentaire sur cette remarque..

Bon ok, je ne suis pas prêt de me mesurer au spot d'Uluwatu sous peine de sanction immédiate, mais désormais ce petit endroit ne sera plus qu'un temple où règne des singes chapardeurs dans mon esprit.

 

Samedi 20 juillet

 

Il est l'eure de se re faire un petit tour à Kuta, en faisant attention de ne pas croiser les policiers.. ok, nous n'avions pas mis les casques..comme tout le monde d'ailleurs, il fait trop chaud!..mais après quelques phrases et billet de 100 laché, on repartira.. all is possible in Indonesia..

Nous retrouvons notre hôte de Bamboo inn, toujours aussi charmant,tout comme son jardin par ailleurs.

Direction le matin pour Padang Padang, bien connu pour...son port d'embarcation pour ferry. Oui il n'y a que ça, ce n'est pas trop accueillant ni même très jolie, mais tout ceux qui veulent passer à Lombok par la mer s'y rendent.

Pour ne pas répéter une nuit peu agréable sur un banc d'il y a 4 ans avec quelques bestioles qui feraient hurler ma chère soeur..on décide d'y rester 20 min. Mais c'est bien assez pour que sur le chemin de l'embarcadère Gael me dise de faire attention où je pose les pieds. Un rat enfin plutôt une crèpe de rat toute fraîche était à nos pied, honnêtement beaucoup moins apaitissant que le CUY péruvien, mais avec une belle ressemblance dans la posture!

 

Posté par cedricvoyage à 08:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]


INDONESIA 2013

 

Ca y est ce le grand jour, on s'en va

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Non non non, on n'oublie rien, pour une fois 

Enfin, on verra ça, une fois là bas!!

 

C'est aussi un air de millésime particulier qui s'annonce pour ce voyage 2013. 

En effet, même si les mois de juillet et aout sont depuis bien des années consacrés à la découverte du monde et que c'est mon retour en Indo, il n'en reste pas moins que ce voyage, avant même qu'il ne commence, a un petit goût particulier. C'est en quelque sorte la transition entre la fin du chapitre : "et oui, 10 ans à Sens déjà" et celui qui s' ouvre sur la mutation qui pourrait s' appeler:  "Bordeaux, me revoilà! "

Cette transition a débuté en octobre 2012, date à laquelle j'ai repris mon appartement pour y faire des travaux dans le but de le remettre en location. Mon idée était de demander une mutation pour Bordeaux en septembre 2013.

Ainsi, après 8 mois à manger de la poussière, mais pas uniquement bien heureusement (merci à celles qui se reconnaîtront!!), il fallait terminer le 8 juillet. Date à laquelle Mme Soupirot allait récupérer les clefs de mes portes neuves, et que je puisse prendre mon avion le 9 juillet pour Bali sereinnement.

Jusqu'ici l'objectif est atteint dans la mesure où l'appartement est loué, et que je peux partir tranquille pour l'été. Souhaitons que la location se passe au mieux.

Désormais Le voyage peut commencer.

 

Lundi 8 juillet

 

C'est avec un grand plaisir et grande qualité que je suis attendu et reçu à Versailles. 

Non ce n'est pourtant pas au château que j'ai rendez vous, mais chez Yann le frère de mon ami baroudeur j'ai nommé mon Poyo Gael, oui le Gael le fameux. Mais c'est avec un généreux repas fait de ses mains et bien arrosé que mon hôte m'attendait après une longue dernière journée de choses à faire.

Ca si ce n'est pas las classe royale...;-).

 

Mardi 9 juillet

 

C'est après une courte mais bonne nuit de sommeil, et une bonne douche, que nous entamons notre journée de départ pour Denpassar. Un coup de bus par ci, un coup de métro par là et nous voilà gare de l'est pour prendre le tgv pour Francfort, aéroport de notre vol aller.

Nous prenons le temps de bien vérifier que le bébé de Gael va bien voyager dans la soute et que pour une fois je vais essayer de ne pas me faire voler mon couteau suisse avant d'embarquer..oui ma spécialité est de mettre mon couteau dans le sac en cabine et les lunettes de soleil en soute.. Je vous laisse imaginer le résultat, je peux confirmer que les détecteurs de métaux fonctionnent très bien dans tous les aéroport que j'ai fréquentés ...peu glorieux je dois avouer..

Ah oui, pour ceux qui seraient restés sur la phrase précédente, le bébé en question mesure 1m70, pèse un bon 5 kilos seulement, le teint plutôt blanc avec quelques tatouages sur le ventre...mais non! Gael n'est pas encore papa d'un grand gothique anorexique, enfin que je sache, je ne sais peut être pas tout, bien que pas mal.

Ce n'est autre que sa planche de surf j'ai nommé "Titine", de manière totalement arbitraire je le concède bien volontiers. 

Vu le temps passé, et la surface de papier bulle utilisée pour entourer titine dans sa belle housse, j'imagine bien que Gael veut la retrouver en bonne santé à BALI. Et ce n'est pas la petite chute que le bagagiste lui aura faite faire sous ses yeux qui l'empêchera d'arriver à bon port et surtout en bon état!

 

IMG_2952

Mercredi 10 juillet

 

En effet avant de constater que tout nos bagages avaient aussi bien voyagés que nous avec Singapour airlines, nous avons eu le premier contact sur le tarmac indonésien. 

Au risque de reprendre une idée du blog bagusbagus.canalblog.com sans le nommé d'ailleurs,à la sortie de l'avion, nul doute que nous étions bien de nouveau en Indonésie. 

Depuis 2009, j'ai gardé au fond de ma mémoire olfactive une mystérieuse odeure ennivrante, mixe d'un savant mélange dont seule l'indonésie détient le secret. Les fleurs tropicales, le frangipannier, au parfum envoûtant (dit "jepun") en chef de file, le clou de girofle et la vanille, (l'indonésie est un gros producteur d'épices), l'encens des offrandes qui se consume et sans doute d'autres ingrédients font que le parfum de l'Indo est unique en son genre et reconnaissable parmi 1000 odeurs. D'ailleurs si celle ci faisait partie du nez du vin je crois que j'aurai au moins un point à ce jeu là ;-).

Un dessert de grande classe, qui appel souvent à priori à se servir plusieures fois..

Une fois les bagages prit, c'est le moment de chercher un taxi pour rejoindre notre hotel que nous n'avons pas réservé..comme d'hab.

Je pars systématiquement avec des euros en poche malgré mes "quelques" péripéties de place. Non non je ne veux pas dire que nos banques se sucrent sur notre dos par ce biais non plus..

Gael lui ne partage pas trop cette option et part retirer à un guichet, il tente un 2ème, puis un dernier qui lui refuse la transaction. Ok sa carte ne passe pas. Ce n'est pas comme si un certain voyage au Brésil ne s'était pas très bien passé il y a quelques années pour une raison de CB qui ne répondait pas.

 En un instant je devinne que Gael à vite fait le parallèlle. Il s'approche et me dit "bon on y va j'ai eu mon banquier avant de partir qui m'à dit que tout était bon pour voyager, alors en ville ca marchera."..peut être.

Je sais que ce n'est pas une vraie solution au problème mais je suis avec lui et je peux faire office de banque de dépannage. 

Contrairement à sa solitude brésilienne, lorsque je me suis fais dérober habillement mon sac photo avec ma CB au Pérou, mon poyo était là pour pour palier à cette infortune de voyage. L'assurance qui vous dit qu'elle vous retrouve n'importe où, avec un correspondant local en cas de problème à l'étranger, et bien ca peut prendre quelques longs longs jours.

C'est pourquoi, au pire on peut s' arranger, ca aurait pu s' appeler rendre la monnaie de la pièce. Mais pas besoin au final car entre un mail au banquier et un appel disons le, bien déterminé, le soucis se reglera le lendemain. Ouf!

 

Le temps de prendre un taxi pour nous ammener au centre de Kuta pour y trouver un hotel pour la nuit, et nous voilà posés à la terasse de Stadium, bar boîte branché de Jalan Singosari pour tenter de trouver une adresse où dormir bon marché, chose peu évidente à Kuta..

De nouveau les souvenirs de cette ville qui a connu énorme essor touristique dû à son attractivité géographique et qui le connait encore à la vue des grandes enseignes de renoms qui vont voir le jour prochainement me remontent vite à la tête.

Il y a 4 ans, nous avions presque froid dans une rue quand nous marchions sur les trottoirs. C'est encore au magasin qui fera fonctionner sa climatisation le plus fort et qui poussera les watts à fond pour attirer le plus grand flôt de touriste avide de fraîcheur dans un pays où la température la plus faible est 28 degrés en journée. La multitudes des boîtes plus branchées les unes que les autres, des panneaux publicitaires qui font que la nuit est quasi aussi illuminée que le jour dans certaines rues me redonnent la même idée : ne pas rester ici pour très longtemps.

 

Plus le temps de se laisser aller aux souvenirs il est l'heure de se mettre à la recherche du lit tant espéré. Je laisse le temps à Gael de découvrir comment fonctionne l'application Viber sur son super génial téléphone androïd S4 wifi mms sms... (il apprend vite le bougre et voit tout de suite l'utilité de la chose:-))

Je me dis qu'il est l'heure de partir à la recherche de bamboo inn, maison familiale et bon marché que l'on peut encore trouver dans Kuta si l'on sort des rues interminables de front de mer.

A l'image de 4 ans plus tôt, je demande mon chemin à 4 petits jeunes du coin qui tiennent un cyber café 24h/24h, avec mon anglais à l'accent perfect.. Ils jugent utile, est fermée, il est minuit passé, il me ramène au cybercafé et me font le numéro detéléphone pour avoir le propriétaire. Ce dernier me répond très rapidement et très gentillement me dis qu'une chambre nous attend si l'on désire. Je lui répond "we come back as soon as we can" (nous revenons le plus vite possible, enfin je voulais dire ça en tout cas!)

Pour me remercier de je ne sais pas encore de quoi, l'un de 4 jeunes revient avec une bintang (bièrre locale qui fait référence ici!). Je me dis sympas les gars! Je veux la partager avec eux par politesse, mais refusent 2 fois de suite. Je comprends et leur pose la question de leur religion. En effet, ils sont musulmans. Je parle un peu et ne veux pas partir comme ça car ils ont été très cool, en plus la bière est encore quasi pleine, mais la pluie commence à tomber sérieusement!!

 Je dois partir retrouver Gael, nous sommes attendus!

Je le récupère face à Viber, je suis trempé. On se demande quand on va pouvoir bouger , l'hotel n'est pourtant pas si loin mais il pleut grave, on se croirait en saison des e, enfin je voulais dire ça en tout cas!)

Pour me remercier de je ne sais pas encore de qutemps cette année. Mon matos photos ne va pas aimer ce baptême indonésien, du coup on attend une accalmie pour bouger. Elle arrive et nous aussi pour le coup devant la porte fermée de la maison à 1h30. Mais ,il suffit de sonner discrètement pour qu'un gentil monsieur nous ouvre sa porte et nous montre notre chambre avec 2 serviettes dans les mains..

Y'a pas photos, ils cool ces indos.

Le temps de débrieffer un peu entre nous; un toc toc au mur de la chambre d'à coté nous rappelle qu'il est bien tard ici, mais aussi que les cloisons sont très fines. Le sommeil et le décalage horaire auront vite raison de nous.

 

Jeudi 11 juillet

 

Un réveil qui nous ferait oublier que l'on est à Kuta, ou plutôt que Kuta ce n'est pas que strass et paillettes. Un abondant jardin; où se mélangent harmonieusement frangipanniers cinquantenaires, bonzai de vivaces du japon, ainsi que le traditionnel bambou; le tout mettant en valeur les statues des différents dieux qui n'ont pas manqués voulais dire ça en tout cas!)e avant qu'il nous serve, sur un plateau, un copieux et non moins délicieux petit déjeuner. C'est top.

 

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Il est l'heure de faire les dernières choses indispensables : faire la demande d'extension du visa, et trouver des tongues!

 

Vendredi 12 => Vendredi 19 juillet

 

Direction Pukit et sa péninsule légendaire. Pour beaucoup de monde Uluwatu est connu pour son temple hindouiste perché au bord d'une falaise bien gardé par de singes, prêts à vous chatouiller les doigts de pieds pour les plus gentils, et capable si l'opportunité est présentede vous subtiliser habillement tout ce qui dépasse! HATI HATI aux lunettes et aux apareils photos!!

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Uluwatu est aussi connu mondialement car les meilleurs surfers du monde s'y donnent régulièrement rendez vous pourtenter de dompter la difficile gauche d'Uluwatu.

Pour Gael passionné de surf, et non fanatique, le souvenir est intacte, et l'occasion trop belle pour ne pas passer quelques jours à tester quelques techniques de take off et de curves!

Je dois avouer que l'idée ne m'enchante que moyennement. Ayant un niveau de compétence proche du débutant leçon 1, et un attrait de prime abord peu tourné vers les activités aquatiques, je me dis que Uluwatu est plus un endroit style "c'est beau, bon on s'en va" plutôt qu'un spot où je vais passer mes journées à regarder les surfeurs d'en haut de la falaise qui tentent de prendre le meilleur tube que la célèbre gauche voudra bien offrir.

D'un autre côté, je me dis aussi que ce n'est pas tous les jours que j'aurai l'occasion de faire mes débuts dans une eau à 28 degrés, avec des vagues parfaites et régulières pour commencer l'activité, et en louant une planche à 2 euros par jour. En plus je me dis que c'est la classe de transporter sa planche sur son scooter via un rack en cherchant les meilleurs endroits!

Mais surtout Gael me dis qu'il pourra, après sa session du matin venir avec moi à Kuta, pour me donner les premiers rudiments, et qu'il va retrouver la guest house qui m'a donné envi de voyager quand j'ai regardé ses photos de voyage...il y a 10 ans.. Allé c'est vendu, on signe où?!

C'est donc parti pour passer 4 jours dans la peau d'un mec qui se réveil près de sa planche, qui boit son café en regardant la houle des vagues du matin en se demandant où faut il la prendre, qui rentre le soir en parlant des figures qu'il a passé ( bon ok, moi je n'en parle pas trop, sauf celle de la machine à laver..) et des vagues qu'il connaît aux quatre coins du Globe qu'il a déjà ridé ou qu'il rêve de tester ( ok, je suis là aussi plutôt dans la catégorie de celui qui écoute Raphaèl et Gael causer en buvant ma Bintang.. ma ça me plaît aussi!)

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Bref après quelques couchés de soleil de grandes classes sur notre balcon, accompagnés de notre Bali Haï et quelques potatos, je peux rendre ma planche satisfait des services rendus. Et oui, au final j'arrive à me lever, dès fois au bon moment, si si, pour pouvoir glisser sur la vague qui déroule!! Gael dit qu'il y a un potentiel...je ne ferai pas de commentaire sur cette remarque..

Bon ok, je ne suis pas prêt de me mesurer au spot d'Uluwatu sous peine de sanction immédiate, mais désormais ce petit endroit ne sera plus qu'un temple où règne des singes chapardeurs dans mon esprit.

 

Samedi 20 juillet

 

Il est l'eure de se re faire un petit tour à Kuta, en faisant attention de ne pas croiser les policiers.. ok, nous n'avions pas mis les casques..on a fait comme tout le monde d'ailleurs, il fait trop chaud!..mais après quelques phrases et billet de 100 laché, on repartira.. all is possible in Indonesia..C'est la première fois que j'entends parler aussi mal Gael en anglais, aurait il eu envi qu'on ne sache pas qu'il est bi lingue??

Nous retrouvons notre hôte de Bamboo inn, toujours aussi charmant,tout comme son jardin par ailleurs._MG_8234

 

   Direction le matin pour Padang Padang, bien connu pour...son port d'embarcation pour ferry. Oui il n'y a que ça, ce n'est pas trop accueillant ni même très jolie, mais tout ceux qui veulent passer à Lombok par la mer s'y rendent.

Pour ne pas répéter une nuit peu agréable sur un banc d'il y a 4 ans avec quelques bestioles qui feraient hurler ma chère soeur..on décide d'y rester 20 min. Mais c'est bien assez pour que sur le chemin de l'embarcadère Gael me dise de faire attention où je pose les pieds. Un rat enfin plutôt une crèpe de rat toute fraîche était à nos pied, honnêtement beaucoup moins apaitissant que le CUY péruvien, mais avec une belle ressemblance dans la posture!

 

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